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        Histoire de Queyssac-les-Vignes
                                      
                                                               
   Au départ, Queyssac-Bas fut semble t'il fondé par Cassius, un propriétaire gallo-romain. Avec sa Chapelle Saint-Blaise et ses ateliers de forgerons et maréchaux-ferrants, ce petit bourg routier prospère jusqu’à la guerre de Cent Ans, mais a été alors supplanté par le bourg castral de Queyssac-haut, bâti sur la route de Tulle à Rocamadour, l'un des chemins de Compostelle. Le château fort qui contrôlait cet itinéraire devait ressembler à son voisin de Curemonte. Une position défensive privilégiée qui justifie le siège de cette petite place forte dépendante des Turenne jusqu’au XIIIe siècle.  Ce château du moyen-age a été rebâti par Astorg De Corn au 16ème siècle (Chevalier, Seigneur châtelain de Queyssac, d'Anglars et de Puymerle, époux de Jeanne de Vayrac, dame de Queyssac).  Extrait de l'histoire des Chevaliers de Queyssac


armoiries de corn
Blason  de Queyssac-les-Vignes
adopté par le Conseil Municipal le 22 Mai 1987,
qui reprend les armoiries de la famille  De Corn,
Seigneurs châtelains et Marquis de Queyssac




  A la mort en 1836 de Mercure de Corn ( Marquis de Corn, Baron de Queyssac et de Puymerle, Seigneurs d'Anglars et Chevalier de l'Ordre de Malte) sans descendance, le domaine puis le château furent détruits, servant de carrière à la construction de nombreuses maisons du bourg. On peut aujourd'hui retrouver ses belles pierres de tailles sur les fenêtres à meneaux.
   De ce chef-lieu d’une petite châtellenie, qui permettait au vicomte de Turenne d’avoir vue sur la Dordogne et de correspondre avec son château de Saint-laurent à Saint-Céré, il ne reste qu’une Tour, témoin de l’ancienne forteresse des Combes, puis des Born, des Vayrac et des Corn d’Anglars en Quercy.
 
 Par ailleurs, la vieille église castrale, trop petite, a été reconstruite en grés de Rivaget au XIXème siècle (1853) par les maires Chambre et Delol, sous l'impulsion du curé Cabrol.
  Au 18ème siècle, la plupart de la surface exploitée était plantée de vigne. De 180 hectares en 1762, le vignoble comptait 225 ha en 1842 produisants 247 500 litres de vin ! Et ce à partir de trés nombreux cépages (42 recensés en 1807). On a conservé de cette époque les cabanes de vignes et les murailles de pierres qui délimitaient les parcelles.

   En 1851, on compte 787 habitants ! (184 aujourd'hui)
   Malheureusement, les maladies sont arrivées : l'oïdium en 1855 puis le phylloxéra qui détruira tout le vignoble de 1876 à 1886.
   On tente alors de replanter dans des terres neuves en lisière de la forêt pour échaper aux pucerons.  On plante ensuite des plants américains francs ou greffés, de rendement plus fort mais de qualité inférieure.
 Malgré ces difficultés, en 1929 Queyssac devient Queyssac-les- Vignes.
Aujourd'hui le vignoble du Vin Paillé à été reconstitué, avec des cépages de meilleure qualité.


       
Le saviez-vous ?  
Il y avait autrefois un café-épicerie, tenu par Valentin Parre, qui acheta le chateau en ruine avec son gendre René Giscard qui le transforma aprés la guerre en café-restaurant, puis en hotel-restaurant "Au Vin Paillé"



Le saviez-vous ?  
Au début du siècle, l'instituteur de Queyssac-les-Vignes était Louis Chirac (1868-1937), le grand-père de Jacques Chirac !

Le saviez-vous ?
 

Jean II de Corn, Marquis du Peyroux, né en 1785 était  petit-fils  de Madelaine  de Corn de Queyssac et  arrière-arrière-arrière-arrière- petit fils de Mercure de Corn (Seigneur de Queyssac).
Sous-lieutenant, il fut le premier a entrer dans la bataille de Friedland, le 14 juin 1807, où, dans une mélée sanglante il s'empara de deux pièces de canon sur les Russes, et fut bléssé. Nommé Chevalier de l'Ordre de la légion d'honneur en 1814, il suivit Louis XVIII jusqu'à Béthune lors du retour de Bonaparte en 1815. Nommé  Commandant de la Garde nationale de Brive par le Comte d'Artois, il devint Maire de Brive de 1826 à 1830, puis  régisseur des Haras de Pompadour. Il mourût au château de Puymaret (Malemort) le 11 mai 1856.





L'énoisillage, où l'on prépare les cerneaux qui serviront à produire l'huile de noix (cuisine et éclairage)
Source :
"Le pays de Beaulieu-sur-Dordogne" par Patrice LAGORCE
Éditions Alan Sutton 2006.
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